L’enfant précoce
Les enfants précoces représentent 2,3% de la population.
Ces enfants font encore aujourd’hui l’objet de représentations erronées : malgré une terminologie ambiguë, l’enfant surdoué, intellectuellement précoce (EIP) ou à haut potentiel intellectuel n’est ni plus intelligent ni un génie doté de tous les talents.
Les enfants précoces ont un parcours scolaire souvent chaotique, Leur hypersensibilité et leur affectivité envahissante les rendent psychologiquement vulnérables, selon la personnalité de chacun ils sauront plus ou moins développer des défenses et des ressources pour transformer leurs particularités en atouts, en projet de vie réussie. Mais pour 2/3 d’entre eux les troubles psychologiques se manifesteront sous des formes plus ou moins sévères.
Seule une détection et la prise en charge de la précocité dès le plus jeune âge va leur permettre de se construire harmonieusement, pour développer leur potentiel et réussir plus tard leur vie d’adulte. Spontanément, on aide ceux qui sont les plus démunis intellectuellement plutôt que ceux qui semblent avoir tout reçu, que l’on va ignorer ou pire, envier… Il existe donc très peu d’actions menées par les institutions pour aider les enfants surdoués. Aucune en primaire.
Sur un plan psychométrique
On parle de surdouement ou de précocité lorsqu’un QI (Quotient Intellectuel) global de 130 ou plus est obtenu sur une échelle d’efficience intellectuelle. En France, comme dans le monde, les échelles les plus utilisées sont les échelles de Wechsler. Il en existe trois versions WPSI pour les moins de 6 ans, WISC jusqu’à 16 ans, WAIS pour les adultes.
Sur le plan intellectuel
L’enfant précoce, n’est pas quantitativement plus intelligent mais pense dans un système qualitativement différent. On dit qu’il a une pensée en arborescence.Ce sont les formes spécifiques de cette intelligence qui le distinguent et rendent parfois difficile son adaptation scolaire et sociale.
Sur le plan affectif
Il a été démontré que l’enfant précoce dispose de capacités sensorielles au dessus de la normale, tous ses sens sont particulièrement développés. C’est aussi et peut‐être surtout un enfant d’une immense sensibilité, avec une émotivité exacerbée, qui a la capacité de ressentir avec une acuité extrême les émotions des autres. Le diagnostic de surdouement ou de précocité ne peut donc se résumer au chiffre réducteur de QI. Aider et accompagner l’enfant dans son développement c’est comprendre l’ensemble de son fonctionnement sur les plans intellectuel et affectif et restituer l’efficience intellectuelle dans une dynamique globale. Enfin, n’oublions jamais qu’un enfant précoce est d’abord un enfant. Même si tous les enfants précoces présentent des caractéristiques communes qu’il faut savoir repérer et distinguer pour apporter une aide adaptée, l’enfant a son histoire personnelle, il s’inscrit dans une dynamique familiale, scolaire et sociale propre.
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